I have a feeling about my feelings

This week’s article is about our tendency to add problems to our problems:

I have a feeling about my feelings
(Source: Je ressens quelque chose à propos de mes sentiments. Journal Métro, July 02, 2013)
Voir plus bas pour la version Française.

A funny thing about people is that we have feelings and then we have feelings about our feelings. I can feel sad or anxious but I can also feel anxious about my sadness, or depressed about my anxiety. In other words, our brain not only does stuff, it also thinks about the stuff it does. 

The executive
And what does the brain do? It acts, it thinks and it feels. Most of the time it does these things on autopilot. But our brains also come with an executive who watches all of our actions, thoughts, and feelings. Executive functions play the role of a coach giving us feedback and helping us improve things.

We need to have these two parts of our brains working together. Much of what we do must be done automatically. When a bus is coming at us, or when our tennis opponent hits a ball to our backhand, we need to react quickly and don’t have much time to analyse.

But we also need to be able to think about the things we do and plan ahead. The decision to practice your backhand is made so as to prepare you for the next time you have to act without thinking.

When people struggle with mental health issues there are actually two types of problems they could be dealing with. Sometimes the problem is with their feelings per se and sometimes it is with the feelings they have about their feelings. In other words, when we deal with an emotional problem such as anxiety or depression, the executive also wonders what’s going on and passes judgement.

What’s wrong with me?
‘What’s wrong with me?’ is a question we all ask ourselves from time to time. It is a necessary question that helps us make improvements in our lives. But this question never makes us feel good does it? This is because it presumes there is a problem in the first place. And therein lies the rub. People may be mildly depressed or anxious for many legitimate, and often relatively minor, reasons. But when they think about their emotions, they may be worried about what’s going on. This worry will be added to the original anxiety or depression and often turns it into something much bigger than it is.

This process can become a vicious circle. If I am mildly depressed because of stress at work or at home, I can take action to get better. But if I worry that I am becoming “mentally unfit” then my worry about my state of mind will bring me farther down.

Problems are bad enough without having a coach constantly telling us that we aren’t up to snuff. A fair coach should be listened to. But we should recognize when ours is being overly critical. When this happens, he should best be ignored.

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Voici la version Française:

J’ai un sentiment à propos de mes sentiments

L’une des choses étranges à propos de l’humain c’est qu’en plus d’avoir des sentiments, il a aussi des sentiments à propos de ses sentiments. Je peux me sentir triste ou anxieux, mais je peux aussi être anxieux d’être triste, ou déprimé par mon anxiété. Autrement dit, non seulement notre cerveau agit-il, mais il réfléchit aussi aux choses qu’il fait.

Le gestionnaire
Que fait le cerveau? Il agit, il pense et il ressent. La plupart du temps, en pilote automatique. Mais il est aussi pourvu d’un gestionnaire qui surveille tous nos actes, nos pensées et nos sentiments. Ces fonctions exécutives jouent le rôle d’un entraîneur qui nous donne de la rétroaction et nous aide à améliorer les choses.

Ces deux parties de notre cerveau doivent fonctionner de pair. Une bonne part de nos actes peut être accomplie automatiquement. Lorsqu’un autobus s’approche de nous ou que notre adversaire au tennis nous attaque sur le revers, nous devons réagir rapidement et n’avons pas beaucoup de temps pour l’analyse.

Mais nous devons aussi pouvoir réfléchir à nos actes et planifier. Pratiquer notre revers nous préparera à la prochaine fois où nous aurons à agir sans réfléchir.

Les gens aux prises avec des problèmes de santé mentale peuvent faire face à deux types de troubles : parfois, le problème se situe au plan de leurs sentiments proprement dits, et parfois, il réside plutôt dans les sentiments qu’ils ont à propos de leurs sentiments. Autrement dit, face à un problème comme l’anxiété ou la dépression, le « gestionnaire » se demande ce qui se passe et pose un jugement.

Qu’est-ce qui ne va pas, chez moi?
« Qu’est-ce qui ne vas pas, chez moi? » est une question que nous nous posons tous, à l’occasion. C’est une question nécessaire qui nous aide à améliorer notre vie. Mais c’est une question qui ne nous aide jamais à nous sentir mieux. C’est qu’elle présume qu’il existe un problème, au départ. Et c’est là le hic. Les gens peuvent être légèrement déprimés ou anxieux pour diverses raisons légitimes et relativement mineures. Mais s’ils se mettent à analyser leurs émotions, ils peuvent devenir carrément préoccupés. Cette préoccupation viendra s’ajouter à l’anxiété ou à la déprime originale pour l’amplifier.

Ce peut être le début d’un cercle vicieux. Si je suis un peu déprimé en raison du stress subi au travail ou à la maison, je peux prendre des mesures pour y remédier. Mais si je commence à craindre le déséquilibre mental, alors mes préoccupations à propos de mon état d’esprit m’entraîneront dans une spirale descendante.

Les problèmes sont déjà assez pénibles; nous n’avons pas besoin d’un entraîneur qui nous dit constamment que nous ne sommes pas à la hauteur. Il faut écouter les bons entraîneurs, mais savoir reconnaître le moment où le nôtre se révèle trop critique. Lorsque cela se produit, il vaut mieux faire comme s’il n’existait pas. 


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Posted in Anxiety, Depression, Mental health.

Posted on 05 Jul 2013

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One comment to I have a feeling about my feelings

  1. MARTINE
    On Jul 15th 2013 at 21:58
    Reply

    BONJOUR
    J’ai trouvé votre blog, super intéréssant, je vais lire et me poser des questions, tout ce qui est de l’angoisse, et je pense que je vais trouver des questions à mes réponses.
    MERCI
    MARTINE

    FRANCE