A part de servir comme un énorme outil de recherche d’information et de communication, l’Internet est souvent perçu par les medias comme un lieu obscur où règne le danger telle une araignée qui tisserait sa toile dans le but de séduire et de corrompre les enfants et d’escroquer et tromper les adultes. Cette réputation, est en partie, bien méritée. La censure de certains contenus sur l’Internet, même si elle existe, est bien trop faible et lente pour pouvoir suivre le rythme des milliers de nouvelles pages Internet crées chaque seconde.
La « face cachée » de l’expression humaine a trouvé sa voie sur Internet où de sombres et haineuses pensées mijotent pour ensuite surgir dans notre monde. Plusieurs criminels ont déclaré leurs intentions sur l’Internet avant de d’engager une fusillade. Une de ces personnes a, en effet, exprimé sa colère et sa frustration sur l’infâme site web Vampirefreaks.com avant d’avoir ouvert le feu au Collège Dawson durant l’après midi du 13 Septembre, 2006. Il y eut un mort et vingt blessés mais les balles ne se sont par arrêtés là – elles ont pénétré et brisé les vies, espoirs, rêves et le sentiment de sécurité de nombreuses personnes.
De tels événements ont toujours de grands effets ; ils créent des vagues d’émotions telles que des traumas psychologiques affectant les victimes, témoins, familiers ainsi que les personnes indirectement liées à l’événement.
Une étude récente (Guay, Lesage, Boyer, Bleau, & Steiner, 2009) conduite un an et demi après la tragédie survenue au Collège Dawson a indiqué que 2 % des participants répondaient encore à un diagnostic de Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) et que 7 % ont présenté de tels symptômes durant l’année et demi écoulée. De plus, 12 % des participants ont rapporté avoir eu une dépression sévère durant les mois après la tuerie, et 6 % ont eu des pensées suicidaires : ce qui est nettement plus que la norme. Étant donné que seulement 10 % des personnes approchées ont participé au sondage et que les individus souffrant du trouble de stress post-traumatique ont tendance à moins participer aux recherches, le pourcentage des personnes affectées par le TSPT est probablement plus élevé. Stéphane Guay, un chercheur de l’hôpital Louis-H. Lafontaine a indiqué : « Ceux qui se sentent le moins bien n’ont pas participé au sondage ».
Richard Filion, le directeur général de Dawson, a clairement souligné le problème identifié par la recherche: « Comment pouvons-nous joindre les personnes qui ne viennent pas vers nous ? C’est la partie difficile ». Pour essayer de répondre à cette question, nous devons tout d’abord considérer la situation écologique et expérientielle des personnes touchées, ce qui alors aiderait à identifier la manière de fournir une information adéquate aux victimes de traumas. Étant donné que la société dépend de plus en plus de l’Internet, ce mode de communication paraît idéal. Son anonymat ainsi que son accessibilité peuvent être très attirants pour beaucoup de personnes.
Si il est estimé que 80 % des internautes américains ont cherché de l’information relié à la santé sur Internet (Fox, 2006), seulement 14 % des participant du sondage de Dawson l’ont fait. De plus, la qualité de l’information trouvée sur Internet peut parfois être douteuse. Il existe, néanmoins des sites qui sont plus fiables que d’autres. Un signe de fiabilité d’un site Internet est la certification par le « Health on the Net Foundation » (HON Code). Crée en 1995 et accrédité par le conseil économique et social des Nations unies, cette organisation sans but lucratif a pour but de protéger les internautes desd’informations de mauvaise qualité reliées à la santé.
Criminels et victimes, les personnes des deux cotés d’une tragédie se refugient souvent sur Internet. On peut espérer que bien aiguillé vers une information pertinente, les personnes avec des troubles de santé mentale pourront être soulagées de leur douleur et de leur désespoir, et que leurs proches pourront davantage les comprendre, les encourager ainsi que les guider en utilisant ce « GPS en santé mentale ».
Références
Fox, S. (2006). Online health search 2006 Retrieved September, 5th, 2008, from Pew Internet & American Life Project website: http://www.pewinternet.org/pdfs/PIP_Online_Health_2006.pdf
Guay, S., Lesage, A., Boyer, R., Bleau, P., & Steiner, W. (2009). L’intervention psychologique suite à la fusillade du 13 septembre 2006 au Collège Dawson de Montréal : Impact psychologique. Symposium of the 31st Congress of the International Academy of Law and Mental Health.
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Catégorisé dans Actualités sur le trauma.
Publié le 11 sep 2009